Recherches autonomes
La recherche autonome
La recherche autonome regroupe les recherches pédagogiques, institutionnelles et disciplinaires menées par des personnes enseignantes conjointement ou parallèlement aux unités de recherche. Elle permet au cégep de contribuer à la production de connaissances ayant des retombées significatives sur l’enseignement et l’apprentissage aussi bien qu’au partage d’expertise. La participation des personnes étudiantes à ses recherches est susceptible de contribuer à leur motivation et à leur formation collégiale.
Chercheuse : Magalie Lefebvre
Résumé du projet de recherche
Ce projet de recherche mobilisera des sondages et des groupes de discussion afin d’étudier les obstacles de diplomation chez les étudiants racisés de niveau collégial évoluant hors des grands centres urbains au Québec.
Les objectifs spécifiques de ce travail sont de comprendre la réalité empirique de ces jeunes, ainsi que d’établir des recommandations en matière de pédagogie et de santé mentale pour mieux supporter ces jeunes en situation minoritaire. Un autre objectif est de créer un dialogue entre les étudiants entre eux afin de briser l’isolement et de valoriser leurs vécus en tant que savoir valide.
Cette étude est ancrée au sein de deux problématiques contemporaines. D’une part, celle de l’augmentation des personnes issues de l’immigration, des échanges internationaux, ainsi que des couples interraciaux au Québec, notamment de plus en plus hors des grands centres urbains. D’autre part, la préoccupation omniprésente pour la santé mentale des jeunes Québécois, post-Covid-19 et plus précisément ceux en situation de minorités dites visibles.
Dans un souci d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) en éducation, ces deux problématiques démontrent que la recherche doit porter une attention particulière à ces groupes sociaux.
Dans un souci de co-création de la connaissance scientifique, deux étudiants racisés seront recrutés.
Chercheur : Mario Michaud
Résumé du projet de recherche
Ce projet de recherche vise à développer la capacité de jugement des étudiants en Technologie du génie électrique (TGÉ) du Cégep de Rivière-du-Loup, dans le cadre des laboratoires du cours Installation d'une boucle de régulation.
Le projet aborde un défi pédagogique identifié par l'enseignant, où les étudiants rencontrent des difficultés à acquérir des connaissances approfondies et à transférer ces connaissances lors des laboratoires, limitant leur capacité à exercer un jugement adéquat.
La question de recherche est "Comment développer chez les étudiants une capacité de jugement envers les ressources à mobiliser pour résoudre des problèmes autour des boucles de régulation en TGÉ ?". Les objectifs de recherche sont de décrire les ressources mobilisées par les étudiants dans un apprentissage par problème (APP) et de documenter les retombées de cette approche sur leur apprentissage. Le cadre de référence intègre les concepts de la capacité de jugement, le transfert des apprentissages, les stratégies d'apprentissage et l'apprentissage par problèmes.
Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les difficultés des étudiants et pourraient proposer une stratégie d’enseignement pour améliorer l’apprentissage des étudiants et à mieux les préparer aux exigences du marché du travail. La modalité de diffusion envisagée implique la publication d'un article scientifique.
Chercheuse : Édith Croft
Résumé du projet de recherche
La créativité est une habileté prédominante (80% des critères de performance du devis ministériel) pour parvenir à la réalisation d'oeuvres authentiques dans le programme Arts visuels. Celle-ci est peu enseignée dans les cours par rapport à l’acquisition d'autres contenus, ce qui cause des retards et un manque de singularité dans les réalisations de projets.
Pour résoudre cette problématique et grâce au CCDMD, nous avons développé une trousse Web intitulée l’Arsenal de la créativité, un ensemble de 22 outils afin de soutenir le processus de création de l’idéation à la réalisation (Croft, 2022). Le défi actuel réside dans la vérification de l’hypothèse de son impact sur l'enseignement et la maîtrise des compétences visées chez l’étudiant. Ce projet poursuit deux objectifs généraux. Premièrement, déterminer les conditions optimales d'utilisation de la trousse d'outils chez l’enseignant et l’étudiant. Par la suite, mesurer chez les enseignants l'impact de l'utilisation des outils par le sentiment d’efficacité personnelle (SEP) et chez les étudiants par la maîtrise des habiletés de création en Arts visuels.
Chercheuse : Maria Morin
Résumé du projet de recherche :
Il est possible d’observer, depuis la dernière décennie, une augmentation considérable de l’anxiété de performance chez la communauté étudiante collégiale. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre le phénomène de l’anxiété de performance et les effets sur les apprentissages et la motivation chez les étudiants et étudiantes de la cinquième session du programme des soins infirmiers du Cégep de Rivière-du-Loup. Nous croyons que les apprentissages que nous allons acquérir à la suite de ce projet de recherche nous permettront de venir en aide aux personnes étudiantes vivant de l’anxiété de performance. Pour ce faire, nous souhaitons être en mesure de décrire les effets de l’anxiété de performance sur les apprentissages, la motivation et la réussite des personnes étudiantes de la cinquième session du programme des soins infirmiers. De plus, nous souhaitons identifier les facteurs et les sources à l’origine de l’anxiété de performance chez les personnes étudiantes de la cinquième session du programme des soins infirmiers. Enfin, nous désirons être en mesure de répertorier les stratégies efficaces utilisées par les personnes étudiantes en soins infirmiers de la cinquième session pour diminuer l’anxiété de performance.
Chercheuse : Émilie Cayer
Résumé du projet de recherche : Dans les programmes techniques collégiaux, et plus particulièrement en Soins préhospitaliers d’urgence (SPU), le développement de l’autonomie des personnes étudiantes constitue un enjeu majeur. La formation exige en effet des capacités élevées de jugement clinique, de prise d’initiative et d’engagement actif dans des situations complexes et urgentes. Or, plusieurs constats pédagogiques font état d’une dépendance marquée aux consignes et d’une difficulté à s’approprier pleinement les exigences du futur rôle professionnel. Dans ce contexte, la classe inversée apparaît comme une approche pédagogique prometteuse, reconnue pour favoriser l’engagement, la responsabilisation et l’autonomie étudiante. Toutefois, ses effets demeurent peu documentés dans le cadre spécifique des SPU.
Ce projet de recherche vise à documenter les enjeux liés au développement de l’autonomie des personnes étudiantes en SPU au collégial à travers la mise en œuvre de la classe inversée. Il s’inscrit dans une approche qualitative interprétative, fondée sur une posture constructiviste. Les données seront recueillies à l’aide d’entrevues de groupe, d’observations en classe et d’analyses de documents pédagogiques. L’étude permettra d’identifier des manifestations concrètes de l’autonomie, notamment en lien avec la prise d’initiative, la participation active et l’engagement dans les travaux préparatoires. Les retombées attendues concernent l’enrichissement des pratiques pédagogiques et l’amélioration de la formation des futurs paramédics.
Chercheuse : Karina Soucy
Résumé du projet de recherche :
Ce projet a comme objectif de se pencher sur le contexte contemporain d’individus qui habitent un milieu rural dans la région du Kamouraska-Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques (KRTB) au Bas-Saint-Laurent en lien avec l’écologie comme fait de culture. Ici l’écologie est envisagée comme objet social résultant d’une transformation des sensibilités, des pratiques et représentations, par laquelle les expériences, les formes de savoir ou les points de vue considérés comme légitimes se multiplient. Une autre visée de ce projet est en lien avec l’initiation et la valorisation de la recherche. Ainsi, des étudiant·es de deuxième année en Sciences humaines sont mobilisé·es dans le processus de ce projet de recherche, notamment en réalisant une série d’entretiens.
Chercheuse : Édith Croft
Résumé du projet de recherche
La créativité est une habileté prédominante (80 % des critères de performance du devis ministériel) pour atteindre la réalisation d'œuvres authentiques dans le programme Arts visuels enseigné au collégial. Cependant, cette compétence est souvent peu enseignée, au profit de l’acquisition de contenus plus techniques ou de modes d’expression à maîtriser. Cette réalité entraîne des retards, voire des pannes créatives dans la recherche d’idées, ainsi qu’un manque de singularité dans les réalisations de projets. Pour répondre à cette problématique, et grâce au soutien du CCDMD, nous avons développé une trousse Web intitulée L’Arsenal de la créativité, conçue comme une méthodologie de la créativité. Ce recueil composé de 22 outils a été créé pour soutenir le processus de création, de l’idéation à la réalisation (Croft, 2024). Le défi actuel consiste à vérifier l’hypothèse de son impact sur l'enseignement et la maîtrise des compétences créatives chez les étudiants. Ce projet poursuit deux objectifs généraux. Premièrement, déterminer les conditions optimales d'utilisation de la trousse d'outils chez l’enseignant et l’étudiant. Par la suite, mesurer chez les personnes enseignantes l'impact de l'utilisation des outils par le sentiment d’efficacité personnelle (SEP) et chez les personnes étudiantes la maîtrise des habiletés de création en Arts visuels. La recherche adoptera une méthodologie mixte. Nous expérimenterons l'utilisation de la plateforme, son intégration, la réaction des personnes étudiantes et des enseignantes sur leurs projets artistiques. Les personnes enseignantes seront formées au contenus de la trousse en vue d’intégrer dans des projets concrets, des contenus ciblés des outils qui correspondent aux éléments de compétences de leurs cours. Les personnes étudiantes réaliseront des projets artistiques supportés par l’utilisation des outils, pour permettre une évaluation de la maîtrise des compétences acquises sur la créativité. Enfin, des questionnaires évalueront le sentiment d’efficacité personnelle des personnes enseignantes avant et après l’utilisation des outils. Les grilles d’observation, les cahiers de bord et les entretiens semi-dirigés permettront de récolter des données qualitatives sur les perceptions, les postures et les sentiments des personnes participantes en lien avec l’accomplissement de projets soutenus par l’utilisation des outils de la trousse. Cette recherche pourrait nous permettre de développer la compétence en création et en innovation chez les personnes enseignantes et étudiantes, tout en promouvant la recherche en création dans le réseau collégial.
Chercheuse : Nadia Morin
Résumé du projet de recherche
Dans un contexte de pénurie de personnel enseignant qualifié, favoriser le bien-être au travail est déterminant pour prévenir l’abandon professionnel. Si plusieurs études récentes, au Québec comme ailleurs, s’intéressent au bien-être des personnes enseignantes à l’enseignement obligatoire, notamment en ce qui concerne les conditions d’entrée dans la profession, peu abordent le contexte collégial. Encore moins nombreuses sont celles qui s’intéressent aux personnes enseignantes ayant cumulé plusieurs années d’expérience.
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre la réalité des personnes enseignantes chevronnées en formation technique au collégial, soit celles comptant dix ans et plus d’expérience, sous l’angle du bien-être au travail. L’analyse porte sur cinq composantes du bien-être : la santé et le bien-être général, le contexte de travail, la relation au travail et la motivation, la gestion de classe et la relation pédagogique, ainsi que le soutien et la valorisation au travail. Ces composantes sont mises en relation avec des données sociodémographiques (âge, genre et expérience). L’étude décrit également la perception qu’ont les personnes enseignantes de l’évolution de leur bien-être au travail depuis leurs débuts et de l’utilité des mesures de soutien existantes. Pour ce faire, 136 personnes enseignantes en formation technique, provenant de 16 cégeps et comptant au moins dix ans d’expérience, ont participé à l’étude en remplissant un questionnaire en ligne d’environ quinze minutes. L’analyse descriptive révèle une perception globalement positive, selon les composantes du bien-être étudiées, et semble confirmer l’utilité des mesures de soutien en place dans les milieux. Toutefois, les réponses qualitatives mettent en évidence des conditions susceptibles d’affecter négativement le bien-être en enseignement : la charge de travail, les caractéristiques de la population étudiante, le soutien de la direction, le climat d’équipe et le contexte de changements. Les résultats suggèrent des mesures de soutien à envisager, telles que les groupes de codéveloppement, le mentorat et la formation des équipes et des gestionnaires. Cette étude souligne l’importance du soutien et de la valorisation des personnes enseignantes chevronnées en formation technique au collégial.